Gardé sur cet appareil
Dans l’école de Hana, à Osaka, au Japon, chaque classe s’occupait d’un petit potager. La classe de Hana cultivait des tomates, des concombres et des patates douces. Mais il y avait un problème : les vacances d’été arrivaient, et pendant deux semaines, personne ne serait à l’école pour arroser les plantes.
« Les tomates vont sécher », dit Kenji, l’ami de Hana, d’un air abattu. « Tout notre travail n’aura servi à rien. »
Leur maîtresse, Mme Mori, sourit. « Alors réfléchissons comme des ingénieurs. De quoi les plantes ont-elles besoin, et comment le leur donner pendant notre absence ? »
La classe eut plein d’idées. Quelqu’un proposa de demander au gardien, mais lui aussi partait en vacances. Quelqu’un d’autre proposa un parapluie géant pour cacher le soleil, mais les plantes ont besoin de lumière pour pousser.
Hana pensa aux bouteilles en plastique vides de la poubelle de recyclage. « Et si chaque plante avait sa propre bouteille d’eau ? dit-elle. Si on fait un tout petit trou dans le bouchon et qu’on plante la bouteille à l’envers dans la terre, l’eau coulera goutte à goutte, très lentement. »
Le visage de Kenji s’éclaira. « Mais si le trou est trop gros, toute l’eau partira en un jour. Il faut faire des tests ! »
Pendant la semaine suivante, la classe fit des expériences. Ils percèrent des trous avec un gros clou, un clou fin et une épingle. Ils chronométrèrent le temps que mettait chaque bouteille à se vider. Le trou d’épingle était trop lent, et celui du gros clou bien trop rapide. Celui du clou fin était parfait : une grande bouteille durait environ quatre jours.
« Donc il faut deux bouteilles par plante pour tenir une semaine », calcula Kenji. Les familles acceptèrent de passer à tour de rôle une fois par semaine pour les remplir.
À la rentrée, les tomates étaient rouges et mûres, et les concombres étaient plus longs que la main de Kenji. Mme Mori accrocha une pancarte sur la porte du potager : « Conçu par les ingénieurs du CM1 ».
Colorie le rond à côté de la bonne réponse.